Vital
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Réalisateur au nombreux talent, Shinya Tsukamoto crée des films pleins de contraste et joue sur des sensations d’abstraction, en poussant souvent vers l’esthétisme, et donc souvent peut explicite. La poésie des images est mie en avant, avec une belle danseuse dans des paysages magiques, des pièces vides et pourtant esthétiquement très marquées. Entre les courtes féeries et la dureté du monde réel, le personnage principal, joué par Tadanobu Asano, se retrouve devant un traumatisme dur à surmonter et où les règles de vie classique ne sont pas-ou-plus applicable… Un film plutôt déroutant, d’une beauté étrange qui pourra aussi laisser dubitatif certain.

OGURI Kôhei est un réalisateur peu prolifique mais qui travail beaucoup ses idées/concept. Ce dernier film est un peu déconcertant, on se laisse donc guider par l’abstraction des images et des idées. L’histoire imagée fait la part belle à l’imagination et il n’y a pas forcement de cohérence à rechercher. On se pose, et on regarde, comme un beau livre d’image.
Genre très prisé en Asie, les comédies romantiques pullulent, alors que pourtant c’est l’un des genres les plus difficiles a réaliser. On tombe souvent dans le mièvre, le faux, le gros. Or ici il n’en n’est rien, Feathers in the Wind est le genre de petite réussite inattendu. Petit tournage, pour un grand film. Visiblement tourné en numérique, le film retrace la vie d’un homme seule à la recherche de ses souvenirs amoureux. Pour ce faire il se laisse guider par son instinct vers une île où il avait promis il y a 10ans d’y retrouvés sa dulcinée de l’époque.
Voici un bon plot de court métrage bien encré dans la société actuelle. Ces six courts métrages sur la discrimination nous assènent une bonne petite claque, tant par les sujets, que par la qualité de réalisation. En effet la mise en scène bien soignée en général, va du bon à l’excellent. Les sujets sont parfois traités avec beaucoup d’humours. Note particulière pour le 4ème : Tongue Tie, très bien réalisé (beaucoup de détail), et dont le sujet met bien en avent la cruauté du système social et parental.
Party 7 est le deuxième film de Katsuhito Ishii. Comme dans Shark Skin Man and Peach Hip Girl il utilise toujours le même burlesque et dialogues alambiqué, qui fait de ce film une pure comédie. On retrouve sa troupe d’acteurs fétiches à travers des personnages loufoque et si on peut dire une chose, c’est que le réalisateur n’a pas peur du ridicule, c’est même le moteur du film.
Le handicape est un sujet plus rependu dans le cinéma asiatique qu’en France, après un Oasis impressionnant, voici venu Marathon pour un publique encore plus large. Tirée d’une histoire vraie, RunningBoy raconte la vie d’un autiste jouée ici par un JO Seung-Wu des plus convainquant.
Lors de la projection en avant-première au MK2 bibliothèques, Eric Khoo était là pour nous présenter chaleureusement son dernier film. Après une courte explication et la lecture d’une lettre de l’actrice principale du film on passe au visionnage. Le film commence sur un rythme assez lent, avec l’introduction des personnages et leurs espoirs amoureux.
Kim Ki Duk nous emmène encore une fois dans un compte toujours aussi sauvage et d’une belle brutalité naturelle. Savoir faire tourner un film autour d’accessoires avec une histoire des plus simple et toujours un beau défi, que Kim Ki Duk le relève avec brio !
Ambiance musical sublime, caracter desing de qualité réalisée par Yoshitoshi Abe, tension scénaristique, doublage exceptionnel, mise en scène recherchée…
Après un Coffee and cigarettes inattendu, plutôt fin, et surtout drôle, on attendait avec impatience le dernier Jim Jarmusch dont tout le monde parle. Le générique commence et le logo de la palme du Festival de Cannes frappe l’écran et nous dit insidieusement que l’on va forcément voir un bon film que tous les riches festivaliers ont déjà vu.
Nine souls conte l’histoire de 9 détenus qui après une évasion vont tenter de se renouer avec la vie. Ce “petit” film est d’un genre bien sympathique qui se laisse regarder avec un sourire en coin. Le film commence par une scène de survole de Tokyo des plus intersécantes, puis par la suite, après l’évasion, les histoires propres à chaque détenu se développent, parfois inattendue et ponctué par des essais comiques, plus ou moins réussis.
H2G2 : le guide du voyageur galactique, fait partie de ces films anglais très marqués par les grands courants comiques tels les Monty Python, qui parfois nous font rires.
Encore une fois diffuser uniquement au MK2 Beaubourg. Plutôt novateur pour son époque (1969), ce film a fait l’objet de beaucoup de moquerie lors de la projection. Les gens riaient des jeux des acteurs, et des décors pop-art. Personnellement j’ai trouvé ça chiant de ne pas pouvoir apprécier le film sans que quelqu’un s’esclaffe devant moi. La Bête Aveugle est un film à voir si vous êtes un bon cinéphile, et un minimum documenté. Il faut re-situer le film dans son contexte pour bien l’apprécier. Globalement ça m’a beaucoup rappelé des bons épisodes bien étranges de Chapeaux melon et botte de cuir. La belle époque du kitsch, avec ces femmes soucieuses d’elle-même, et où les tripes visuelles étaient les plus intéressent. De plus si le sujet paraît ridicule pour certains, il s’avère très intéressent pour d’autres, surtout si on s’intéresse un peu à la psycanalise.
Avec Charlie et la chocolaterie, Tim Burton est le nouveau monsieur propre du cinéma. Une image parfaitement maîtrisée, des personnages parfaitement maquillés et caricaturés. On retrouve tous les thèmes classiques chez Burton sans savoir qu’elle est le public visé, peut-être les nombreux grands enfants qui sommeillent en chacun de nous (mon dieu que c’est pompeux…).
Eyent vue la bande annonces aguichante des Cremasters j’ai pris mon courage à 2 mains pour allers voir le 4 et 5 qui étaient diffusé à la suite (ce qui fait un peu plus de 1h30 de programmes en tous). Découvrir ces esquisses de l’oeuvre du grand fou Matthew Barney et une drôle d’expérience. Un peu conceptuel sur les bords les Cremasters sont des expériences visuelle et musicale très décalées, et parfois limite gore. C’est le genre de vidéo qui peut vous dégoûter. Il faut avouer que l’on étouffe un peu sous la surcharge de truc bizarre. À réserver donc au grand fou des images clipesque des années 90.
Je ne suis pas un spécialiste de Yasujiro Ozu mais je ne demande qu’à en voir plus. Ce film inédit et donc le bien venu, et permet de remettre à l’écran un film bien dans le ton souvent évoqué quand on parle des films de Ozu. Pour moi ce genre de film évoque très bien la richesse des moments les plus simples de la vie.
Quelle belle surprise que My summer of love. Un film frais et surtout très bien réalisé. Le réalisateur dit avoir simplifié le scénario original (du roman d’ Helen Cross) pour exposer moins de personnage et à “raconter l’histoire de manière visuelle et à créer un environnement atemporel et resserré sur un petit nombre de personnages, un environnement où le genre d’émotions qui m’intéressent peut affleurer, où un personnage peut devenir obnubilé par un autre personnage, d’un simple regard.“. Tous es dis. C’est le genre de film ou la réalisation offre quelque chose de très subtil et sûrement très dur à rendre à l’écran. Un film d’ambiance comme j’aime le dire…
Très agréablement surprit par The Taste of Tea, j’ai voulu en savoir plus sur les précédentes oeuvres du réalisateur Katsuhito Ishii. Je l’avais déjà vue agir dans le monde de l’animation avec l’intéressent Trava Fist Planet, original, voir trop, et pas assez ludique.
Im Kwon-taek fait des films depuis plus de 40ans, il est reconnu comme étant un très bon réalisateur, et a eu plusieurs consécrations dans le monde et notamment en France pour un de ces précédents films Ivre de femmes et de peinture. Et pourtant, son dernier film, La Pègre est diffusée dans une salle, à Paris dans le quartier latin. Plutôt décevant donc comme accueil, même si ce petit cinéma qu’est Le Quartier Latin justement, est fort sympathique est très cosy.
Diffuser actuellement sur Canal+, Michel Vaillant est la preuve que l’on peut faire un film très esthétique et plutôt bien filmé, mais aussi creux qu’une sitcom. D’ailleurs c’est surprenant comment ça ressemble à une sitcom, et les musiques du très bon groupe Archive n’y changeront rien ! C’est peut-être les acteurs qui donnent un arrière goût de téléfilm allemand…
Cette oeuvre majeure a pourtant été vite mise à l’index tellement elle disparaît vite du box-office. Effectivement ce bon petit film se tient très bien. Bien réalisez, la photographie est très bonne, et la musique composée par Beth Gibbons (la chanteuse du groupe marquant Portishead) donne bien le ton. À noter que la musique n’a pas grand-chose à voir avec ce que faisait le groupe Portishead, c’est ici plus des partitions instrumentales, qui pose l’ambiance.
Vous trouvez un film bien ? vous ressortez ravie d’une projection, et bien faite un tour sur le web pour découvrir votre film en profondeur. Mais n’allers pas trop loin, car là vous découvrirez que finalement ce film est nul, et génial a la fois, effectivement un site comme