Vital
| HaShi 29/01/06 @ 01:27 | Database error: [Table 'shibal.wp_comments' doesn't exist] Database error: [Table 'shibal.wp_comments' doesn't exist] |
RĂ©alisateur au nombreux talent, Shinya Tsukamoto crĂ©e des films pleins de contraste et joue sur des sensations d’abstraction, en poussant souvent vers l’esthĂ©tisme, et donc souvent peut explicite. La poĂ©sie des images est mie en avant, avec une belle danseuse dans des paysages magiques, des pièces vides et pourtant esthĂ©tiquement très marquĂ©es. Entre les courtes fĂ©eries et la duretĂ© du monde rĂ©el, le personnage principal, jouĂ© par Tadanobu Asano, se retrouve devant un traumatisme dur Ă surmonter et oĂą les règles de vie classique ne sont pas-ou-plus applicable… Un film plutĂ´t dĂ©routant, d’une beautĂ© Ă©trange qui pourra aussi laisser dubitatif certain.

OGURI KĂ´hei est un rĂ©alisateur peu prolifique mais qui travail beaucoup ses idĂ©es/concept. Ce dernier film est un peu dĂ©concertant, on se laisse donc guider par l’abstraction des images et des idĂ©es. L’histoire imagĂ©e fait la part belle Ă l’imagination et il n’y a pas forcement de cohĂ©rence Ă rechercher. On se pose, et on regarde, comme un beau livre d’image.
Genre très prisĂ© en Asie, les comĂ©dies romantiques pullulent, alors que pourtant c’est l’un des genres les plus difficiles a rĂ©aliser. On tombe souvent dans le mièvre, le faux, le gros. Or ici il n’en n’est rien, Feathers in the Wind est le genre de petite rĂ©ussite inattendu. Petit tournage, pour un grand film. Visiblement tournĂ© en numĂ©rique, le film retrace la vie d’un homme seule Ă la recherche de ses souvenirs amoureux. Pour ce faire il se laisse guider par son instinct vers une Ă®le oĂą il avait promis il y a 10ans d’y retrouvĂ©s sa dulcinĂ©e de l’Ă©poque.
Voici un bon plot de court mĂ©trage bien encrĂ© dans la sociĂ©tĂ© actuelle. Ces six courts mĂ©trages sur la discrimination nous assènent une bonne petite claque, tant par les sujets, que par la qualitĂ© de rĂ©alisation. En effet la mise en scène bien soignĂ©e en gĂ©nĂ©ral, va du bon Ă l’excellent. Les sujets sont parfois traitĂ©s avec beaucoup d’humours. Note particulière pour le 4ème : Tongue Tie, très bien rĂ©alisĂ© (beaucoup de dĂ©tail), et dont le sujet met bien en avent la cruautĂ© du système social et parental.
Party 7 est le deuxième film de Katsuhito Ishii. Comme dans Shark Skin Man and Peach Hip Girl il utilise toujours le mĂŞme burlesque et dialogues alambiquĂ©, qui fait de ce film une pure comĂ©die. On retrouve sa troupe d’acteurs fĂ©tiches Ă travers des personnages loufoque et si on peut dire une chose, c’est que le rĂ©alisateur n’a pas peur du ridicule, c’est mĂŞme le moteur du film.
Le handicape est un sujet plus rependu dans le cinĂ©ma asiatique qu’en France, après un Oasis impressionnant, voici venu Marathon pour un publique encore plus large. TirĂ©e d’une histoire vraie, RunningBoy raconte la vie d’un autiste jouĂ©e ici par un JO Seung-Wu des plus convainquant.
Lors de la projection en avant-première au MK2 bibliothèques, Eric Khoo Ă©tait lĂ pour nous prĂ©senter chaleureusement son dernier film. Après une courte explication et la lecture d’une lettre de l’actrice principale du film on passe au visionnage. Le film commence sur un rythme assez lent, avec l’introduction des personnages et leurs espoirs amoureux.
Kim Ki Duk nous emmène encore une fois dans un compte toujours aussi sauvage et d’une belle brutalitĂ© naturelle. Savoir faire tourner un film autour d’accessoires avec une histoire des plus simple et toujours un beau dĂ©fi, que Kim Ki Duk le relève avec brio !
Ambiance musical sublime, caracter desing de qualitĂ© rĂ©alisĂ©e par Yoshitoshi Abe, tension scĂ©naristique, doublage exceptionnel, mise en scène recherchĂ©e…
Après un Coffee and cigarettes inattendu, plutĂ´t fin, et surtout drĂ´le, on attendait avec impatience le dernier Jim Jarmusch dont tout le monde parle. Le gĂ©nĂ©rique commence et le logo de la palme du Festival de Cannes frappe l’Ă©cran et nous dit insidieusement que l’on va forcĂ©ment voir un bon film que tous les riches festivaliers ont dĂ©jĂ vu.
Nine souls conte l’histoire de 9 dĂ©tenus qui après une Ă©vasion vont tenter de se renouer avec la vie. Ce “petit” film est d’un genre bien sympathique qui se laisse regarder avec un sourire en coin. Le film commence par une scène de survole de Tokyo des plus intersĂ©cantes, puis par la suite, après l’Ă©vasion, les histoires propres Ă chaque dĂ©tenu se dĂ©veloppent, parfois inattendue et ponctuĂ© par des essais comiques, plus ou moins rĂ©ussis.
H2G2 : le guide du voyageur galactique, fait partie de ces films anglais très marqués par les grands courants comiques tels les Monty Python, qui parfois nous font rires.
Encore une fois diffuser uniquement au MK2 Beaubourg. PlutĂ´t novateur pour son Ă©poque (1969), ce film a fait l’objet de beaucoup de moquerie lors de la projection. Les gens riaient des jeux des acteurs, et des dĂ©cors pop-art. Personnellement j’ai trouvĂ© ça chiant de ne pas pouvoir apprĂ©cier le film sans que quelqu’un s’esclaffe devant moi. La BĂŞte Aveugle est un film Ă voir si vous ĂŞtes un bon cinĂ©phile, et un minimum documentĂ©. Il faut re-situer le film dans son contexte pour bien l’apprĂ©cier. Globalement ça m’a beaucoup rappelĂ© des bons Ă©pisodes bien Ă©tranges de Chapeaux melon et botte de cuir. La belle Ă©poque du kitsch, avec ces femmes soucieuses d’elle-mĂŞme, et oĂą les tripes visuelles Ă©taient les plus intĂ©ressent. De plus si le sujet paraĂ®t ridicule pour certains, il s’avère très intĂ©ressent pour d’autres, surtout si on s’intĂ©resse un peu Ă la psycanalise.
Avec Charlie et la chocolaterie, Tim Burton est le nouveau monsieur propre du cinĂ©ma. Une image parfaitement maĂ®trisĂ©e, des personnages parfaitement maquillĂ©s et caricaturĂ©s. On retrouve tous les thèmes classiques chez Burton sans savoir qu’elle est le public visĂ©, peut-ĂŞtre les nombreux grands enfants qui sommeillent en chacun de nous (mon dieu que c’est pompeux…).
Eyent vue la bande annonces aguichante des Cremasters j’ai pris mon courage Ă 2 mains pour allers voir le 4 et 5 qui Ă©taient diffusĂ© Ă la suite (ce qui fait un peu plus de 1h30 de programmes en tous). DĂ©couvrir ces esquisses de l’oeuvre du grand fou Matthew Barney et une drĂ´le d’expĂ©rience. Un peu conceptuel sur les bords les Cremasters sont des expĂ©riences visuelle et musicale très dĂ©calĂ©es, et parfois limite gore. C’est le genre de vidĂ©o qui peut vous dĂ©goĂ»ter. Il faut avouer que l’on Ă©touffe un peu sous la surcharge de truc bizarre. Ă€ rĂ©server donc au grand fou des images clipesque des annĂ©es 90.
Je ne suis pas un spĂ©cialiste de Yasujiro Ozu mais je ne demande qu’Ă en voir plus. Ce film inĂ©dit et donc le bien venu, et permet de remettre Ă l’Ă©cran un film bien dans le ton souvent Ă©voquĂ© quand on parle des films de Ozu. Pour moi ce genre de film Ă©voque très bien la richesse des moments les plus simples de la vie.
Quelle belle surprise que My summer of love. Un film frais et surtout très bien rĂ©alisĂ©. Le rĂ©alisateur dit avoir simplifiĂ© le scĂ©nario original (du roman d’ Helen Cross) pour exposer moins de personnage et Ă “raconter l’histoire de manière visuelle et Ă crĂ©er un environnement atemporel et resserrĂ© sur un petit nombre de personnages, un environnement oĂą le genre d’Ă©motions qui m’intĂ©ressent peut affleurer, oĂą un personnage peut devenir obnubilĂ© par un autre personnage, d’un simple regard.“. Tous es dis. C’est le genre de film ou la rĂ©alisation offre quelque chose de très subtil et sĂ»rement très dur Ă rendre Ă l’Ă©cran. Un film d’ambiance comme j’aime le dire…
Très agrĂ©ablement surprit par The Taste of Tea, j’ai voulu en savoir plus sur les prĂ©cĂ©dentes oeuvres du rĂ©alisateur Katsuhito Ishii. Je l’avais dĂ©jĂ vue agir dans le monde de l’animation avec l’intĂ©ressent Trava Fist Planet, original, voir trop, et pas assez ludique.
Im Kwon-taek fait des films depuis plus de 40ans, il est reconnu comme Ă©tant un très bon rĂ©alisateur, et a eu plusieurs consĂ©crations dans le monde et notamment en France pour un de ces prĂ©cĂ©dents films Ivre de femmes et de peinture. Et pourtant, son dernier film, La Pègre est diffusĂ©e dans une salle, Ă Paris dans le quartier latin. PlutĂ´t dĂ©cevant donc comme accueil, mĂŞme si ce petit cinĂ©ma qu’est Le Quartier Latin justement, est fort sympathique est très cosy.
Diffuser actuellement sur Canal+, Michel Vaillant est la preuve que l’on peut faire un film très esthĂ©tique et plutĂ´t bien filmĂ©, mais aussi creux qu’une sitcom. D’ailleurs c’est surprenant comment ça ressemble Ă une sitcom, et les musiques du très bon groupe Archive n’y changeront rien ! C’est peut-ĂŞtre les acteurs qui donnent un arrière goĂ»t de tĂ©lĂ©film allemand…